« Dieu le fit », le dernier roman d’Anne Bassi
Date : 07/04/2026
L’AUTEUR
Née en 1974 à Paris, Anne Bassi a été avocate pendant une dizaine d’années. Elle a ensuite créé une agence de communication qu’elle continue de diriger.
Elle intervient par ailleurs dans de nombreuses conférences sur l’évolution du métier d’avocat et du marché du droit.

Dieu le fit est un roman né d’un double besoin : un devoir de mémoire et une réflexion intime sur la transmission, les secrets de famille et la construction de l’identité.
À travers une intrigue romanesque, ce livre rend hommage aux Justes parmi les Nations, à ces hommes et ces femmes ordinaires qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont trouvé la force de désobéir pour sauver des vies.
Le roman se déroule en grande partie dans la Drôme, autour de Dieulefit, de Beauvallon et de Crest, ces terres de refuge qui accueillirent de nombreux enfants juifs pendant l’Occupation.
Christophe : un homme en quête de lui-même
Le personnage principal, Christophe Lemaire, est un homme fragile, complexe et profondément tourmenté. Enfant sauvé pendant la guerre puis élevé par des agriculteurs de la Drôme, il sera ensuite sauvé par son intelligence, par les études, par son métier d’avocat, et finalement par l’amour.
Malgré sa réussite sociale et sa brillante carrière au Barreau de Paris, quelque chose en lui demeure incomplet. Il vit entre deux mondes : celui du droit et de la réussite, et un monde intérieur traversé par les blessures invisibles de l’enfance.
Son parcours devient une quête d’identité : qui sommes-nous vraiment ? Que transmettent les silences ? Comment les blessures traversent-elles les générations ?
Un hommage aux Justes et à la Résistance
Le cœur du livre est un hommage à la Résistance : la résistance catholique, protestante, juive, mais aussi celle d’hommes et de femmes guidés par leur conscience et leur humanité.
Le roman évoque notamment le sauvetage des enfants juifs après la rafle de Vénissieux, dans la nuit du 28 au 29 août 1942. Des figures comme Monseigneur Saliège, l’abbé Glasberg, le cardinal Gerlier ou encore les réseaux protestants de la Drôme ont participé au sauvetage d’enfants promis à la déportation.
Leur engagement résonne encore aujourd’hui comme une leçon d’humanité et de courage.
Les secrets de famille et la mémoire
Le roman explore également les secrets de famille et les mémoires enfouies.
Il interroge la manière dont certains traumatismes traversent les générations, même lorsqu’ils ne sont jamais nommés. Aujourd’hui, de nombreuses recherches montrent que ces blessures peuvent laisser des traces profondes mais aussi qu’il est possible de rompre ces chaînes par la parole, la transmission et la reconnexion à son histoire familiale.
Dans le roman, cette mémoire revient progressivement à Christophe à travers des cauchemars, des sensations diffuses et un malaise intérieur qu’il ne parvient pas d’abord à expliquer.
Une mémoire toujours vivante
L’histoire du sauvetage des enfants de Vénissieux continue aujourd’hui d’inspirer le monde culturel et cinématographique.
Un film actuellement en préparation, intitulé « La 3eme Nuit », réalisé par Daniel Auteuil, raconte le sauvetage des enfants juifs lors de la nuit de Vénissieux des 28 et 29 août 1942.
Cette actualité montre combien cette page de l’Histoire demeure essentielle à transmettre et à faire connaître aux nouvelles générations.
« Dieu le fit est une invitation à se souvenir.
Parce que la mémoire n’appartient pas seulement au passé :
elle éclaire aussi les choix et les responsabilités du présent. »


